Le réembaucher de coolies. Au milieu du chemin entre l´esclavage et la liberté formelle (Cuba, décennie de 1860)
DOI :
https://doi.org/10.35830/treh.vi74.914Mots-clés :
immigration, coolies, travail coactif, recrutement et rembaucherRésumé
L´arrivée à l´île des premiers coolies fut célébrée par les planteurs pour leur supposée condition raciale au travail. Mais, plus que les qualités que les
employeurs leur octroyèrent, il s´agissait de compléter le marché du travail avec des modalités qui, proches de l´esclavage, s´installassent au travail coactif et la
disponibilité de travailleurs. Les asiatiques, travailleurs libres, trouvés face à un contrat de soumission et au respect de clauses se sont vus obligés à s´en réengager tandis que la possibilité de partir s´éloignait. Dans ce texte, on examine le réembaucher pendant la décennie de 1860, le rôle de l´État qui fonctionnait à la fois comme protecteur et employeur, et les mécanismes mis en place par les propriétaires planteurs pour retenir les travailleurs. Le réembaucher perpétua le travail forcé dissimulé et étendit la dépendance bien plus loin de la fin du réembaucher.