La crisis de los años 1785-1786 en Michoacán: ¿El 'Gran Hambre' o las grandes epidemias?
DOI :
https://doi.org/10.35830/treh.vi61.1491Mots-clés :
crise de mortalité, formule Lorenzo del Panta y Massimo Livi-Bacci, épidémie, « Grande Faim », MichoacánRésumé
La crise des années 1785-1786 est considérée comme une crise alimentaire. La perte
des récoltes provoqua de nombreuses pertes humaines en Nouvelle Espagne du fait de
la famine et des maladies auxquelles la population afaiblie a été exposée. A Michoacán,
sont connues les initiatives prise par l’évêque Fray Antonio de San Miguel et le
doyen José Pérez Calama pour éviter les graves problèmes sociaux associés au manque
de nourriture et à son prix élevé. Les mesures prises par le conseil municipal de Valladolid
et par le chapitre réussirent à éviter le manque de maïs et son enchérissement.
Malgré un nombre important de morts, surtout en 1786. La mortalité se devait aux
épidémies qui se propagèrent à travers le Vice-Royaume. Divers témoignages et travaux
de recherches montrent que plusieurs pestes, identiiées sous le nom générique de
« ièvres », emportèrent de nombreuses vies. Ces crises eurent un impact diférent dans
les localités étudiées ici : Valladolid, Pátzcuaro et Uruapan. Cette diférence s’explique
par la qualité des registres paroissiaux mais aussi parce qu’il s’agissait de maladies
diférentes touchant divers groupes d’âge. L’impact se mesure par la formule de Lorenzo
del Planta et de Massimo Livi-Bacci appliquée aux registres des décès. Les crises
provoquèrent l’arrivée de migrants provenant du Bajío qui très probablement apportèrent
avec eux les pestes qui se disséminèrent à Michoacán.